Hypothyroïdie: Pourquoi la seule TSH ne vous dit pas tout !

Par Quintessense / 31 juillet 2017 / Articles / Pas de commentaire

Pierre Meirone

Quelques rappels pour commencer…

La thyroïde

C’est une glande endocrine en forme de papillon située à la base du cou.
Elle est responsable de la sécrétion des hormones thyroïdiennes, principalement T3 (triiodothyronine) et T4 (thyroxine).

Qu’est-ce-qu’une hormone ?

C’est une substance chimique sécrétée par une glande endocrine. Elle est diffusée dans le sang qui la transporte jusqu’aux cellules auxquelles elle va se fixer pour agir. 
Elle produit des séries d’effets indispensables au fonctionnement de l’organisme et à notre adaptation à l’environnement extérieur.
Une hormone est une molécule formée par la combinaison chimique d’un acide aminé et d’atomes.
Dans le cas des hormones thyroïdiennes, il s’agit d’atomes d’iode associés à l’acide aminé tyrosine. C’est une notion importante par la suite…

A noter : 

Le chiffre dans les dénominations T3 et T4 désigne le nombre d’atomes d’iode fixés sur la tyrosine.
La thyroïde produit aussi les hormones T1 et T2 dont l’action reste inconnue : aucun récepteur correspondant à ces hormones n’a été identifié à ce jour.

Quels sont les principaux effets des hormones thyroïdiennes ?

  • La régulation de la température corporelle par production de chaleur (stimulation de la consommation d’oxygène par les tissus)
  • La gestion du stress et des émotions par la régulation du système nerveux central
  • La régulation du système cardio-vasculaire
  • La régulation du système digestif
  • La régulation des hormones sexuelles

Quels sont les principaux symptômes d’une hypothyroïdie ?

  • La fatigue, surtout au réveil ou lors d’un effort
  • Etat déprimé, dépressif, mauvaise résistance au stress
  • Sensibilité au froid, sensation de froid aux extrémités
  • Mauvaise digestion, constipation
  • Rétention d’eau, parfois œdème du visage (paupières et lèvres gonflées le matin)
  • Peau sèche, ongles cassants, cheveux ternes
  • Crampes musculaires nocturnes
  • Menstruations très irrégulières

Qu’est-ce-que la TSH ?

La TSH (thyroid stimulating hormone ou thyréostimuline) est une hormone produite par la glande hypophyse (aussi appelée glande pituitaire) qui se situe dans le cerveau, à proximité immédiate de l’hypothalamus.
L’hormone TSH est chargée de stimuler la thyroïde afin qu’elle produise les hormones thyroïdiennes en quantité suffisante.
Pourquoi votre médecin « se contente » le plus souvent de mesurer la seule TSH ?
Les bonnes pratiques de santé instaurées pour réduire les coûts conduisent bien souvent votre médecin à ne s’intéresser qu’à la TSH pour évaluer une éventuelle hypothyroïdie.

D’où proviennent les valeurs de référence pour la TSH ?

Il est important de savoir que les valeurs qui servent à interpréter le résultat d’une analyse de TSH sont des « normes statistiques » et non pas des « normes de santé ».

C’est à dire qu’elles sont établies sur le fait que 95% des personnes qui font analyser leur TSH (et qui ne sont pas toutes en bonne santé…) voient leurs résultats se situer dans les valeurs-limites qui constituent ces bornes.
Ainsi, on peut voir certaines personnes manifester des symptômes clairs d’hypothyroïdie, alors que leur TSH est « dans la norme » ! Nous verrons pourquoi.
Il faut également rappeler que les valeurs de ces normes font toujours débat dans la communauté scientifique. Aux Etats-Unis, l’association américaine des endocrinologues considère des valeurs différentes – plus basses – pour interpréter les résultats d’analyses de TSH.

Comment l’analyse de TSH est-elle interprétée ?

Le principe qui guide l’interprétation des résultats est le suivant : la quantité de TSH mesurée est inversement proportionnelle aux quantités d’hormones produites par la thyroïde.

  • Normalement, une valeur de TSH relativement basse dénote un bon fonctionnement de la thyroïde, voire une hyperthyroïdie si cette valeur est plus basse que la norme. 
  • Inversement, plus le niveau de TSH est élevé, plus on considère que la thyroïde a besoin d’être stimulée pour produire des hormones : on parle alors d’hypothyroïdie.

Pourquoi la valeur de TSH mesurée est discutable ?

Si la TSH apporte un éclairage intéressant, il apparaît peu pertinent – y compris du point de vue de certains médecins – de l’utiliser comme seul indicateur pour diagnostiquer une éventuelle hypothyroïdie. (cf. l’excellent ouvrage du Dr Benoît Claeys « En finir avec l’hypothyroïdie » p.82) :

  • Sa concentration dans le sang est variable en fonction de l’heure de la journée.
  • De nombreux paramètres peuvent influencer sa mesure (stress, manque de sommeil, alimentation…).
  • Comme nous l’avons vu ci-dessus, les normes qui permettent l’interprétation des résultats de TSH sont elles-mêmes discutées et remises en question par des médecins endocrinologues.

Certains médecins estiment donc qu’il s’agit d’un facteur isolé qui ne permet :

  • ni d’établir un diagnostic d’hypothiroïdie, 
  • ni de déterminer les causes précises des manifestations d’hypothyroïdie.

Mieux comprendre le schéma d’ensemble aide à identifier les causes possibles des symptômes d’hypothyroïdie

Situation en amont de l’action thyroïdienne

  • Etape 1 : L’hypothalamus produit la TRH (thyreotropin releasing hormone ou protiréline), une neuro-hormone qui stimule l’hypophyse. 
  • Etape 2 : Sous l’effet de la TRH, l’hypophyse produit l’hormone TSH qui stimule à son tour la thyroïde. 

Etape 3 – L’action thyroïdienne : Lorsque tout se passe bien, la thyroïde produit en quantité suffisante 90% de T4 (thyroxine) et 10% de T3 (triiodothyronine).

Situation en aval de l’action thyroïdienne

  • Etape 4 : L’hormone T4 doit être transformée en T3 qui est la seule à être active. On parle de désiodation de la T4, qui « perd » un atome d’iode au cours de ce proccessus chimique. Cette opération a lieu principalement dans le foie.
  • Etape 5 : Qu’elle soit produite directement par la thyroïde ou issue d’une transformation de la T4, l’hormone T3 doit pouvoir pénétrer dans le noyau des cellules pour y exercer son action.

En conséquence, voici les principales causes possibles de l’apparition des symptômes d’hypothyroïdie

Etape 1 :

L’hypothalamus ne produit pas de TRH (protiréline) en quantité suffisante pour stimuler l’hypophyse. Un tel dysfonctionnement est appelé hypothyroïdie tertiaire et est extrêmement rare.

Etape 2 :

L’hypophyse ne produit pas suffisamment de TSH. Un défaut à ce stade est relativement rare. On parle d’hypothyroïdie secondaire.

L’appareil Equilios®, qui agit sur le système endocrinien, permet de rééquilibrer l’action de l’hypophyse et ainsi agir indirectement sur la production d’hormones thyroïdiennes.

Etape 3 – L’action thyroïdienne au cœur du problème :

La thyroïde ne produit pas suffisamment d’hormones T3/T4.
Le déficit de production d’hormones par la thyroïde est de loin la cause la plus fréquente d’une hypothyroïdie.

La méthode Equilios® d’équilibration glandulaire permet également de stimuler la production d’hormones par la thyroïde.

Il peut aussi être intéressant d’agir sur les causes possibles de cette faiblesse thyroïdienne pour obtenir de meilleurs effets.

Compenser un déficit en iode :

Prendre – en quantité raisonnable – des aliments riches en iode.
Attention cependant à un excès d’iode qui, paradoxalement, pourrait déclencher un blocage de la production d’hormones T3/T4 par la thyroïde, et donc agraver les manifestations d’hypothyroïdie !

Les principaux aliments contenant de l’iode :

  • Le sel iodé (en effet, le processus de fabrication du sel de table élimine la quasi totalité de l’iode),
  • Les fruits de mer et le poisson,
  • Les algues (à consommer modérément et ponctuellement car le risque d’un excès d’iode peut être élevé avec cet aliment).

Compenser un déficit en tyrosine

Il s’agit de l’acide aminé sur lequel les atomes d’iode viennent se fixer pour former les hormones T3/T4 :

  • S’assurer d’une bonne consommation de protéines animales (viande blanche, œufs, saumon…) et/ou végétales (noix, noisettes, amandes, pois-chiches, haricots…).
  • Il est également possible – en accord avec son médecin ou son pharmacien – de prendre des compléments alimentaires de L-tyrosine.

En plus de l’iode et de la tyrosine, la production de T3 et T4 par la thyroïde nécessite également la présence des vitamines A, E, B et des minéraux suivants : fer, zinc, sélénium, manganèse et molybdène.

Etape 4

La transformation de la T4 en T3 ne s’opère pas correctement, il n’y a donc pas assez de T3 dans l’organisme.
Ce processus de transformation nécessite l’action des substances suivantes dont il faut s’assurer qu’elles sont présentes en quantité suffisante dans l’organisme : vitamines A, E et minéraux : zinc, cuivre, magnésium et sélénium.

Etape 5 :

L’hormone T3 ne parvient pas à pénétrer le noyau des cellules et ne peut donc pas agir.
Ce processus fait appel à la vitamine D et à la cortisone, qui doivent être présentes en quantité suffisante dans l’organisme.

Ici encore, la méthode Equilios® agit sur le système endocrinien dans son ensemble et permet de relancer la production de cortisone en stimulant les glandes surrénales.

En conclusion, si l’on définit l’action thyroïdienne dans son ensemble comme :

• la stimulation de la thyroïde par l’hypothalamus(1) et l’hypophyse(2),
• la sécrétion des hormones T3 et T4 par la thyroïde en quantité suffisante,
• la transformation de la T4 inactive en T3 active par le foie,
• la pénétration de la T3 dans le noyau des cellules cibles pour agir efficacement et produire les effets hormonaux attendus,alors on constate que la seule mesure de la TSH, voire même du couple TSH/T4 n’est pas suffisante pour déterminer précisément les causes des symptômes d’hypothyroïdie.

(1) : stimulation indirecte par l’effet de la TRH (protiréline)
(2) : stimulation directe par l’effet de la TSH (thyréostimuline)

Article rédigé par Pierre Meirone.

Réf. bibliographique : « En finir avec l’hypothyroïdie » du Dr Benoît Claeys

Pierre Meirone
Mobile : 06 67 68 53 48
Web : http://corps-et-esprit.fr/

 

 


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